Les Réseaux Sociaux d’Entreprise sans complaisance

Publié le : 21 mai 2013 par Laurence Barde  // 0 Commentaire

4380047_blogExcellente initiative de EM Lyon, que cette étude terrain auprès de 54 organisations et entreprises, panel varié en matière de secteur d’activité et de taille d’entreprise (de la TPE au CAC40). Il s’agit là d’un travail sérieux, avec une méthodologie privilégiant questionnaire mais surtout réalisation d’entretiens.

J’avais fait cet exercice il y a 3 ans auprès d’une dizaine d’entreprises dans le cadre d’un mémoire sur les Réseaux Sociaux d’Entreprise; l’intérêt de l’étude est de la réaliser dans une phase moins pionnière, plus de 80% des répondants ayant démarré en 2011 et avant, et auprès d’un échantillon plus étendu.

4364960_blogTout en les pondérant tout de même au regard de la dimension de cet échantillon, de nombreux enseignements et quelques idées reçues battues en brèche, parmi lesquels :

  • les organisations ont des objectifs pratiques et assez peu ‘conceptuels’ (l’entreprise 2.0 par exemple), le déploiement y est souvent global mais le retour sur investissement demeure plus qualitatif que quantitatif,
  • si la Direction Générale est le plus souvent commanditaire du projet, la Direction des Systèmes d’Information l’impulse assez régulièrement, contrairement à une des idées reçues en vogue,
  • le délai de mise en oeuvre peut être assez court (moins de 6 mois), en tout cas dans les TPE/PME ou dans un projet local de grande organisation,
  • les solutions ‘progiciel pure player’ sont les plus répandues, et le critère de choix majeur est la simplicité d’usage (collaborer ne va pas de soi, alors si en plus c’est compliqué ou peu convivial… !!),
  • si les nouveaux modes de communication et formation (webinar, elearning) sont utilisés, le présentiel demeure le mode majeur d’accompagnement au changement,
  • dans près de 80% des cas, le collaborateur peut être à l’initiative de la création d’une communauté, avec ou sans validation,
  • le RSE ne remplace pas l’Intranet (s’il existe antérieurement) ou la GED,
  • la majorité des répondants se prononce pour un bilan globalement positif, devant se traduire par une poursuite du déploiement.

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